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23.04.2008

OGM : toujours autant de confusion

Deux ans après l’avoir fait une première fois, nous avons évoqué au Sénat la question des OGM. En mars 2006, lors de la discussion générale sur le projet de loi relatif aux organismes génétiquement modifiés, j’avais débuté mon intervention en précisant que la « transgénèse, comme toute technologie, qu’elle soit nouvelle ou non, et comme tout outil, peut être la meilleure ou la pire des choses ». Malheureusement, près de deux ans plus tard, je constate que ce sujet déchaîne autant les passions, à la hauteur de la méconnaissance régnant chez les uns et chez les autres, et que la raison est toujours absente.


Si nous ne voulons pas diaboliser cette avancée scientifique et stratégique en rangeant sous un même vocable toutes les applications possibles, nous devons faire un effort important de pédagogie. Personne ne met en doute les progrès sanitaires que représentent les OGM pour certains vaccins. Je n’oublie pas non plus toutes les applications possibles de la thérapie génique. Mais il reste une confusion majeure entre les OGM et les PGM : Plantes Génétiquement modifiés.

Je souhaite premièrement qu’on intensifie l’effort de recherche dans le domaine des biotechnologies, particulièrement dans le domaine de la génomique végétale afin que nous disposions d’une expertise indépendante et que nous ne soyons pas assujettis aux prétendues expertises des entreprises qui soumettent leurs dossiers à une autorisation.

Deuxièmement, il faudrait que les essais en plein champ soient assurés dans une transparence complète avant que l’on ne passe à la culture en plein champ, ce qui suppose non seulement une information, une concertation, mais aussi une évaluation sur les avantages et les risques de cette PGM.

Troisièmement, chacun devrait avoir la liberté de choisir consciemment et en toute responsabilité de produire et de consommer avec ou sans OGM.

Quatrièmement, enfin, après une évaluation des avantages par rapport aux risques, il faudrait déterminer une responsabilité.

Pour toutes ces raisons j’ai refusé de cautionner ce texte, tant sur le fond que sur la forme.

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