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Grenelle de l’environnement : les socialistes ont été volontaristes pour deux !

Jeudi soir, les sénateurs socialistes ont été volontaristes pour deux ! Face à des bancs vides, face à une majorité rétive qui a enchainé les demandes de scrutin public pour pallier l’absence de sénateurs de la majorité, les socialistes se sont efforcés de défendre le grenelle contre la majorité de droite ! Un comble !
Lors de mon intervention au nom du groupe socialiste, j’ai eu l’occasion de dire qu’à l'issue de ce débat, nous ne pouvions qu’adhérer à cette loi qui n'est que la transposition législative des engagements et des conclusions du Grenelle de l'environnement. C'est donc à une véritable évolution, voire à une révolution de nos pratiques quotidiennes, que nous convie ce texte.
Lors de l'examen de ce projet de loi, nous avons noté des avancées mais aussi des attitudes frileuses et même des reculs par rapport aux attentes des acteurs de ce remarquable échange démocratique que fut le Grenelle.
L'absentéisme de la majorité, notamment mercredi soir, n'a pas été à la hauteur des enjeux de ce texte.


Avec mes collègues socialistes nous avons obtenu des avancées significatives, avec des signes forts en direction des collectivités locales. Nous avons notamment réussi à imposer la création d’une enveloppe de prêts à taux privilégiés au bénéfice des collectivités territoriales qui engagent un programme de rénovation énergétique de leurs bâtiments.

Sur la question des antennes-relais, le gouvernement a suivi les socialistes. En obtenant un renforcement de la concertation entre les opérateurs de téléphonie mobile et les pouvoirs publics, au moyen de chartes locales, ils ont mis les collectivités territoriales, jusqu’à présents écartées, au cœur des négociations.

Je dénonce vivement cette situation singulière où nous, élus socialistes, étions face à une majorité « qui dit oui avec sa tête, mais qui non avec son cœur ! » pour reprendre le célèbre poème de Prévert. Les socialistes espèrent qu’un jour la droite se rendra compte de la nécessité d’écrire un monde plus vert « sur le tableau noir du malheur »…

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