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Souhaitant résoudre ce paradoxe tout en respectant les convictions de chacun, je proposais une voie médiane entre la dépénalisation de l’euthanasie et le « laisser mourir » introduit par cette proposition de loi.
Cet amendement, soutenu par l’ensemble de l’opposition sénatoriale, prévoyait l’insertion dans le code de la santé publique d’une disposition permettant aux personnes qui en feraient la demande d’obtenir une aide médicalisée pour mourir dans certaines situations et dans des circonstances précises.
Il s’agissait de laisser la compassion et la sollicitude s’exprimer au travers d’un geste humaniste : la délivrance de la souffrance.
Je concevais ce droit comme une possibilité exceptionnelle mais minimale. Une fois de plus, le cri d’amour et de détresse d’une mère n’aura pas été entendu.
Marie Humbert reste inculpée d’administration de substances toxiques et encourt toujours 5 années d’emprisonnement ; le Docteur Chaussoy reste inculpé d’assassinat et risque toujours la réclusion à perpétuité.
Après les manipulations du Gouvernement, avec la complicité du groupe UMP, pour escamoter le débat et obtenir coûte que coûte un vote conforme, le groupe socialiste du Sénat a décidé de quitter l’hémicycle. Nous considérons en effet que les droits du Parlement sont bafoués et que les préoccupations légitimes de nombre de nos concitoyens sont niées.
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