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Orateur du groupe socialiste, Bernard Frimat (Nord), avait clairement prévenu Christian Estrosi, alors secrétaire d'État chargé de l’outre-mer, que le mode de scrutin proposé par le Gouvernement ne pouvait que provoquer une instabilité récurrente. C'est, d'ailleurs, ce que soulignait l'assemblée de la Polynésie française qui, consultée sur le projet de loi, avait considéré que ce système constituait une prime à l'instabilité.
Proposant une solution alternative à celle du gouvernement, le groupe socialiste avait préconisé l'existence d'une circonscription unique, avec l'attribution d'une prime à la liste ayant emporté l'élection sur l'ensemble de la Polynésie. Ainsi, le vote des Polynésiens aurait été réellement conforté.
Aujourd’hui, les faits nous donnent raison. La valse des présidents et des gouvernements risque bien de se poursuivre si l’on en juge par la faible majorité dont disposera le nouveau gouvernement en cours de formation de Gaston Tong Song.
Le groupe socialiste considère que le gouvernement porte l’entière responsabilité de l’instabilité institutionnelle chronique qui règne en Polynésie française. Cette situation est d’autant plus inquiétante qu’elle porte atteinte au crédit des institutions auprès de l'opinion publique et fragilise le développement de la Polynésie française au moment où cette dernière affronte une crise économique et sociale d’une ampleur sans précédent. |