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Demain, les Ministres européens de la défense doivent se réunir à Londres pour faire le point sur ce sujet et Jean-Jacques MIRASSOU, Sénateur de la Haute-Garonne, rappelle qu’il a saisi par courrier, le 06 janvier 2010, Hervé MORIN sur l’avenir de ce programme.
Il y déplore le manque d’information, notamment à l’égard des Parlementaires, et les déclarations «surprenantes » du Président d’Airbus qui justifient à son sens une clarification de la part du ministère de la Défense.
Ce programme a surmonté des difficultés techniques très importantes, auxquelles il était confronté, directement liées à l’avance technologique revendiquée par un avion qui maintenant vole et dont l’espérance de vie court sur plusieurs décennies.
Jean-Jacques MIRASSOU, considère que si l’on peut comprendre le souci d’Airbus de ne pas supporter seul le surcoût du programme évalué à 5 milliards d’Euros, il est impératif de le mettre en regard d’un projet engageant l’intérêt de toute la Société Airbus et de ses sous-traitants. C’est toute la stratégie industrielle et de défense européenne qui serait menacée.
L’abandon du programme de l’avion entraînerait des pertes d’emplois massives. Rappelons qu'actuellement plus de 10 000 personnes sont impliquées dans le développement et la construction de cet avion militaire. Ce chiffre passerait à 40 000 personnes à terme. |