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Lors de la conférence de presse, tenue ce-jour, Jean-Pierre BEL, Alain ANZIANI, Maryvonne BLONDIN, Jean-Claude PEYRONNET, Richard YUNG, ont rappelé au nom du Groupe socialiste du Sénat que lors de la révision constitutionnelle de 2008, les sénateurs socialistes s’étaient opposés à la création du Défenseur des droits, que Robert BADINTER avait qualifié de « monstre bureaucratique ».
Aujourd’hui le Défenseur des droits prend consistance par l’absorption de quatre autorités administratives (Médiateur de la République, CNDS, Défenseure des enfants, HALDE) qui à ce jour ont pleinement fait leurs preuves tant en matière d’efficacité sur le terrain que d’indépendance face au pouvoir. Mais c’est peut-être justement ces qualités qui ont irrité le Président de la République et son gouvernement. Les sénateurs socialistes ont rappelé, en particulier, les prises de positions de la CNDS sur la garde-à-vue et sa critique des effets de la culture du chiffre dans la police, les réserves de la Défenseure des enfants sur la situation des mineurs dans les centres de rétention et l’hostilité de la Halde aux tests ADN pour les migrants.
A ces autorités chargées de la protection des droits fondamentaux, le Président de la République et son gouvernement opposent pour les bâillonner la création d’un Défenseur des droits, « contre-pouvoir » sous la tutelle du pouvoir. |