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A l’initiative de Françoise CARTRON, Sénatrice de la Gironde, le groupe socialiste a obtenu la suppression de l’expérimentation des établissements publics d’enseignement primaire (EPEP), mesure qui symbolisait la négation de l’identité propre des écoles.
La formule des EPEP, instituée par l’article 86 de la loi relative aux libertés et responsabilités locales de 2004, n’avait jamais été expérimentée. Cette disposition, vivement contestée par la communauté éducative, permettait d’imposer la concentration de plusieurs écoles maternelles et primaires en un même établissement, avec un seul directeur.
Le gouvernement, pourtant atteint « d’expérimentationnite aigue » en matière d’éducation n’est pas parvenu, en 6 ans, à publier les décrets nécessaires à l’organisation et au fonctionnement de ces établissements.
Pourtant, ce projet de regroupement forcé des écoles maternelles et primaires avait été récemment relancé, par le biais du rapport du député Frédéric Reiss. Loin de toute ambition pédagogique et éducative, les EPEP sont avant tout pour le Ministère de l’Education Nationale un outil d’intensification de la RGPP.
Les EPEP auraient ainsi permis à l’administration de rendre les fermetures de classes moins « visibles » que dans les écoles de petite taille. En juin dernier, le Ministère considérait d’ailleurs dans un document interne, que ces petits établissements, notamment en zone rurale, constituaient « un frein à une gestion optimale des ressources humaines dans le premier degré ». L’expérimentation des EPEP avait une finalité unique : le démantèlement du maillage scolaire de notre territoire.
Dans le même temps, les collectivités locales auraient été contraintes de financer les postes de soutien administratif aux directeurs, ces mêmes emplois de vie scolaire que le gouvernement supprime actuellement par dizaine de milliers. C’était coup double pour la RGPP !
Le groupe socialiste du Sénat se félicite donc de l’adoption de son amendement de suppression de cette mesure, lors des débats sur le projet de loi de simplification du droit le mardi 14 décembre, contre l’avis du Gouvernement.
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