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Je retiens que rien n'est fait immédiatement en faveur du pouvoir d'achat des plus modestes, pour relancer la consommation et donc la croissance. Ce sont encore les plus modestes qui sont pourtant touchés depuis le premier janvier par la baisse de revenu net et amputé par la hausse du prix de l'essence à la pompe alors que le gouvernement reste désespérément inerte.
Il faut aussi dénoncer le subterfuge par lequel le Ministre prétend que la réforme annoncée bénéficiera aux classes moyennes. Pour Dominique de Villepin, un français de classe moyenne, c'est quelqu'un qui gagne 2500 euros par mois. Les 90% de Français qui perçoivent moins que cela apprécieront (le salaire médian n'est, en France, que de 1 300 euros par mois).
Il faut enfin dénoncer l'hypocrisie de la droite concernant l'impôt sur la fortune : après avoir par quatre fois depuis mai 2002 réduit son rendement, l'UMP préfère contourner l'impopularité de l'atteinte portée à cet impôt de solidarité en recourant à une technique dite de « plafonnement » qui dans les faits ne bénéficiera qu'à quelques centaines de contribuables les plus riches de France.
Engagée dans une surenchère libérale, la droite française s'inspire désormais des néo-conservateurs américains avec les conséquences que chacun mesure et est de plus en plus éloignée des préoccupations des Français. |