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De plus ce texte est dangereux car il réduit le rôle des SAFER et favorise la croissance des exploitations au détriment des installations de jeunes. Les 6 000 créations envisagées correspondent aux enfants d'agriculteurs susceptibles de poursuivre le métier de leurs parents.
Je déplore enfin certains oublis : la multifonctionnalité, le rôle des coopératives… La légitimité sociale des subventions ne pourra être trouvée que dans le fameux dernier pilier : l'entretien écologique et paysager. Dans ce domaine d'avenir, nous sommes restés trop timorés.
J’ai particulièrement travaillé sur l’article 21 de ce projet de loi traitant notamment des aspects de santé et du conseil de la modération.
Bien évidemment, il faut en France une véritable politique de prévention de l'alcoolisme, qui s'attaque à ses causes profondes et qui puisse sensibiliser l'opinion sur les dangers d'une consommation excessive. Criminel serait celui qui s'y refuserait !
Mais que constate-t-on, en réalité, d'une part, on ne s'attaque pas aux causes profondes de cette maladie - chômage, conditions de vie et de logement - et, d'autre part, la plupart des campagnes de prévention et d'éducation sont essentiellement dirigées contre le vin, et ce pour le plus grand bénéfice des alcools durs, dont on ne parle pas, ou si peu.
Voilà pourquoi je considère que la création de ce conseil de la modération, tel qu'il est prévu par le texte de l'Assemblée nationale, est une bonne chose.
Une telle instance s'avère nécessaire, d'abord pour mettre un terme à ce dialogue de sourds qui perdure entre les responsables de la santé publique et les associations, d'une part, et les représentants de la filière viticole, d'autre part. C’est dans ce cadre que pourront enfin se nouer, un dialogue serein, constructif, dépassionné, afin d'éviter que surgissent de nouvelles incompréhensions.
Plus globalement, si cette loi comporte effectivement quelques aspects positifs, elle ne suffira pas à rendre espoir, notamment aux jeunes agriculteurs ! |