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« Parti trop tôt sans prévenir ». Sonnant comme un reproche, ces derniers mots de son collègue et fidèle ami Roland Courteau témoignent encore d’une douleur qui n’eut d’égal que la brutalité du choc.
Sénateur de l’Aude, Raymond COURRIERE s’est éteint le 11 Août dernier.
C’est à Cuxac-Cabardès, fidèle au lieu où il naquît en 1932, que Raymond COURRIERE fît ses premières armes en politique. Licencié en droit, notaire de formation, la passion de la chose publique le saisît, par tradition familiale. Il fut élu conseiller général de l’Aude en 1967 puis 1973, puis conquît le fauteuil de Maire en 1974. Raymond succéda la même année à Antoine COURRIERE, son père, au siège de sénateur de l’Aude, poste qu’il occupera vingt-six années durant, jusqu’en 1981 d’abord, puis, après avoir été appelé par François Mitterrand auprès de Pierre Mauroy comme Secrétaire d’Etat chargé des Rapatriés, de 1986 à 2006.
En plein été, tous se sont réunis, parents, collègues et amis, pour rendre un dernier hommage à l’élu socialiste, laïque et républicain. Cérémonie simple, à l’image d’un homme vrai, dont les qualités étaient appréciées au-delà de ses seuls amis politiques et sur tous les bancs. Exceptionnellement présent, à mes côtés, le Président du Sénat, Christian Poncelet, déplora la perte pour la République de « l’un de ses représentants les plus fidèles ». Roland Courteau reconnut en lui « l’ami que chacun se rêve et se souhaite ».
Un homme, reprît-il, « dont on dit qu’ils ne se couchent que pour mourir ».
Adieu Raymond. |