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L’amendement socialiste n°208 rectifié, rallié par le groupe communiste, consiste à créer un équivalent de l’article 55 de la loi SRU pour les places d’hébergement d’urgence. Ainsi, les communes membres d’un établissement public de coopération intercommunale de plus de 50 000 habitants et les communes de plus de 3 500 habitants comprises dans une agglomération de plus 50 000 habitants qui, au 1er décembre 2009, ne disposeront pas d’une place d’hébergement d’urgence pour 2 000 habitants (1 000 dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants) devront s’acquitter d’un prélèvement de solidarité.
D’abord farouchement opposée à la mesure et alors même que le rapporteur au fond y avait donné un avis favorable, l’UMP, battue, a finalement voté l’amendement socialiste afin de ne pas afficher une défaite cuisante.
Quelques semaines après que l’extrême précarité des personnes sans-abri ait été portée sous les feux des projecteurs par le collectif des Enfants de don Quichotte, l’adoption de l’amendement socialiste est l’occasion de rappeler la responsabilité de tous dans l’accueil des plus démunis comme dans le respect de la mixité sociale voulue par la loi SRU. La piqûre de rappel n’a rien d’inutile : alors que l’on dénombre une place d’hébergement d’urgence pour 474 habitants à Paris, on en compte seulement une pour 2 049 habitants dans les Hauts-de-Seine, et une pour 2126 habitants dans les Yvelines…au lieu d’une pour 1 000 comme le stipulera désormais la loi. |