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Inacceptables parce qu’il touche de manière insidieuse au droit de grève. Obliger les salariés à une déclaration préalable individuelle pour exercer le droit de grève – 48 heures à l’avance – et à un vote à bulletin secret au bout de huit jours, c’est les exposer à une pression importante dans leur entreprise. Cette disposition est inapplicable.
Inapplicable aussi en cas de grève émotionnelle : comment ne pas prendre en compte l’émotion légitime des salariés après l’agression d’un des leurs ?
Provocateur : il obligerait les élus locaux à restreindre le droit de grève en leur imposant de définir localement les priorités de desserte, la liberté des élus est un leurre !
Inopérant enfin : les vrais problèmes ne sont pas réglés ! Le gouvernement aurait mieux fait, pour améliorer la qualité de service des transports en commun, de rétablir les aides financières qu’il a supprimées en 2003, et de promouvoir l’amélioration de la qualité du service partout en France. 97% des incidents qui surviennent sur les réseaux sont dus à sa propre carence dans l’entretien des infrastructures ou des matériels ! |