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Cette inquiétude est renforcée par les déclarations récentes de M. Marembeaud, Président de la branche Fret SNCF, qui déclarait le 3 juillet lors d’un colloque : « le wagon isolé est un produit d’avenir ». Pourquoi dans ce cas fermer au fret 262 gares ?
Les sénateurs socialistes estiment en revanche que, pour espérer gagner son pari de réduction par 4 des émissions de gaz à effet de serre, la France doit s’engager clairement pour le fret ferroviaire. Il faut non seulement massifier les flux en créant de nouvelles autoroutes ferroviaires et maritimes, mais aussi inciter tous les acteurs de la chaîne logistique à opérer un report modal. Il faut pousser les rails au plus près des entreprises plutôt que de casser un précieux maillage territorial. Pour cela le groupe socialiste du Sénat appelle le gouvernement à examiner d’autres solutions (généralisation des embranchements ferrés, ouverture de nouvelles zones d’activités économiques conditionnée à leur desserte ferroviaire, etc…) pour lesquelles il n’est pas interdit d’imaginer de nouvelles sources de financement.
L’avenir de notre planète exige de nous l’excellence environnementale. Le Grenelle de l’environnement, le CIADT Transport (comité interministériel de l’aménagement et du développement du territoire) et les discussions budgétaires annoncés pour la fin de l’année doivent permettre cette inflexion indispensable pour assurer à notre pays un développement économique vraiment durable. |