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Les sénateurs socialistes, pour leur part, n’acceptent pas que l’on brade ainsi notre service public d’enseignement.
Ils ne peuvent accepter non plus le durcissement des conditions d’exercice du droit de grève des enseignants qui ne permettra pas en contrepartie d’assurer la continuité du service public puisque c’est de la garderie qui est mise en place et non de l’enseignement.
Enfin, les sénateurs socialistes, par la voix de Serge LAGAUCHE, dénoncent l’interprétation faite de l’article 40 qui, au nom d’une prétendue irrecevabilité financière, leur a interdit de défendre des amendements pour garantir :
·Que l’obligation d’assurer un enseignement reste la règle en matière de remplacement,
·Que l’accueil les jours de grève relève bien de la mission de l’Etat et non des communes qui n’ont pas les moyens de l’assurer,
·Que des qualifications soient exigées pour les personnels qui assureront l’accueil des enfants,
·Que la compensation financière de l’Etat couvre l’intégralité des dépenses engagées par la commune.
Les sénateurs socialistes voteront contre ce projet de loi qui brade le service public de l’éducation, se défausse sur les communes, sans les moyens nécessaires, d’une compétence relevant de l’Etat, n’assure pas aux parents un accueil digne de ce nom, pour leurs enfants, en cas d’absence des enseignants et stigmatisent les enseignants dans l’exercice d’un de leurs droits fondamentaux.
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