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Le 11 juin, lors du dernier conseil de modernisation des politiques publiques, le gouvernement confirme ce processus. L’objectif affiché étant la réduction des délais et d’un prétendu doublon entre l’échelon préfectoral et l’échelon ministériel, le gouvernement s’est prononcé implicitement en faveur de la déconcentration des décisions de naturalisation vers les préfectures.
Pour autant, l’ambiguïté persiste. Toutefois, il serait surprenant que la suppression frappe les préfectures, service de proximité. L’hypothèse de la disparition du service ministériel devient une certitude.
Monique Cerisier ben Guiga et George Pau-Langevin condamnent une telle orientation. En effet, les premiers avis que rendent actuellement les préfectures sur les demandes de naturalisation ne sont pas cohérents d’un département à l’autre. Si les préfectures deviennent seules compétentes en matière d’octroi de nationalité, c’est l’arbitraire qui s’installera.
Monique Cerisier ben Guiga et George Pau-Langevin réaffirment qu’ il ne doit pas y avoir en France 95 manières différentes d’attribuer notre nationalité mais une seule.
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