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La loi sur la démocratie sociale, entre autres choses, supprime de fait les 35 heures sous prétexte qu’un temps de travail réduit ampute l’efficacité économique. Cet argument est en contradiction avec la réalité économique et sociale des pays européens dont la durée du temps de travail est faible et le PIB pourtant élevé. Le texte de loi sur le contrôle des chômeurs constitue une régression sociale grave et honteuse. Les choix en matière d’assurance-maladie exigent aussi la plus grande attention car la santé est en voie d’être réduite à une simple marchandise. Le gouvernement détruit les services publics : Aujourd’hui c’est La Poste qui est en ligne de mire des privatisations. Ces dernières ont entraine, chacun peut le constater une majoration des factures des français comme en témoigne le prix de l’électricité et du gaz, grevant un peu plus le budget des ménages. Que dire de l’enseignement supérieur, de la justice…
En l’espace d’un an, cette politique n’a eu qu’un seul résultat : appauvrir davantage les plus modestes et enrichir les plus aisés.
Dans ces conditions, la préparation d’une alternative politique crédible s’impose avec force. Elle n’émergera pas d’un coup de baguette magique et exige travail de fond, sens du compromis et esprit de rassemblement. Le Parti Socialiste a donc le devoir de tracer une voie nouvelle, susceptible de fédérer toute la gauche et au-delà une large majorité de françaises et de français. Son prochain congrès à Reims constituera la première étape d’une patiente reconquête de l’opinion. Sans raccourci, les socialistes sont attendus sur leur capacité à s’unir, à proposer et à s’opposer autour d’un chef de file inspiré. Pour ma part, et dans la perspective de la présidentielle de 2012, je me battrai sans relâche pour redonner une vraie cohérence à la gauche. |