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A l'heure où les charges de logement atteignent 25% du revenu des Français, les sénateurs socialistes réaffirment que la reconquête du pouvoir d'achat passe avant tout par le logement abordable.
Or, l'accession à la propriété, même lorsqu'elle est aidée, reste incontestablement chère.
La nouveauté que promeut Mme Boutin pour l'accession sociale est un appartement à 600 euros par mois, hors charges, pendant 35 ans. Quels ménages modestes peuvent s'engager dans un tel investissement ?
L'accession aidée à la propriété est nécessaire car elle permet une régulation publique des prix de marché, mais elle n'est en rien assimilable à l'action en faveur du logement locatif social :
- d'une part, le parc Hlm s'adresse aux nombreux Français dont les revenus ne leur permettent pas de devenir propriétaires
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d'autre part, le parc locatif Hlm est indispensable aux jeunes ménages, aux travailleurs en mobilité ou précaires, à tous ceux qui sont aujourd'hui exclus du logement privé.
A ce titre, 20% de logements locatifs sociaux dans toutes les communes de plus de 3 500 habitants est un minimum non négociable pour répondre aux besoins des Français. Le devoir de tous les maires n'est pas d'accueillir leur quota de « familles modestes » comme semble le croire Madame Boutin mais bien d'offrir des loyers modérés sur leur commune. C'est le sens de l'article 55 de la loi SRU.
Les sénateurs socialistes ne permettront pas que le Gouvernement désavouent les maires qui font leur devoir et soustraie les autres à leurs obligations légales tout en faisant miroiter aux Français une accession à la propriété qui n'a plus rien de populaire. La grande majorité des maires l’a bien compris : 81% d’entre eux sont favorables à la construction de logements sociaux sur leur commune (sondage IFOP de février 2008). |