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En effet, le président de notre télévision publique sera désormais directement choisi par le président de la République, avec pour seuls freins, l’avis d’un CSA tout entier à la botte du pouvoir et celui de commissions parlementaires soumises à la loi de la majorité.
En soustrayant la nomination et la révocation des dirigeants de l’audiovisuel public à l’obligation faite au Législateur de « fixer les règles concernant la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias » telle qu’elle résulte de la rédaction de l’article 34 de la Constitution issue de la révision du 23 juillet 2008, les Sages ont purement et simplement assimilé le service public de la télévision et de la radio à une banale activité industrielle et commerciale.
Cette décision ignore le rôle spécifique de la télévision et de la radio publiques dans l’information et la formation de l’opinion publique.
Elle entame encore davantage la liberté de l’information dans notre pays à l’heure où RFI subit une restructuration « à la hussarde », où les antennes locales de France 3 sont les premières menacées par la réorganisation de France Télévisions et où Nicolas Sarkozy et l’UMP cherchent à bâillonner la presse en la livrant aux appétits de conglomérats industriels proches de la droite.
Dans ce contexte, les sénateurs socialistes, apparentés et rattachés continueront à défendre la liberté, le pluralisme et l’indépendance des médias avec conviction et force dans les mois à venir.
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