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Vous êtes dans Actualité législative Questions orales Par séance Textes

03.03.2009  ( Auteur : Bernard Piras )
Habilitation des membres de la fonction publique, architectes diplômés d'Etat, à exercer la maîtrise d'oeuvre en leur nom propre

M. Bernard Piras
Sénateur de la Drôme


Monsieur le secrétaire d'État, je souhaitais attirer l'attention de Mme le ministre de la culture et de la communication sur l'habilitation des membres de la fonction publique, architectes diplômés d'État, à exercer la maîtrise d'œuvre en leur nom propre.

Le décret du 30 juin 2005 relatif aux études d'architecture et les arrêtés du 20 juillet 2005, complétés par l'arrêté du 10 avril 2007, définissent les conditions d'habilitation des architectes diplômés d'État à l'exercice de la maîtrise d'œuvre en leur nom propre. Cette habilitation permet à ses titulaires d'endosser personnellement les responsabilités de l'architecte, définies aux articles 3 et 10 de la loi du 3 janvier 1977 sur l'architecture, et de s'inscrire à l'ordre des architectes. Elle est délivrée aux titulaires d'un diplôme d'État d'architecte au terme d'une formation d'un an, organisée par les écoles nationales d'architecture.

Son obtention demande, sauf dispense expresse, une mise en situation professionnelle d'au moins six mois, laquelle fait l'objet d'un contrat tripartite, passé entre la structure d'accueil, l'architecte diplômé d'État et l'école d'architecture.

Les architectes diplômés d'État peuvent être issus soit de la formation initiale, soit de la formation continue diplômante et, dans ce cas, être déjà en situation professionnelle.

L'objet de ma question vise à déterminer, d'une part, si les architectes diplômés d'État issus de la formation continue diplômante et travaillant en milieu public, qu'ils soient agents titulaires ou non de la fonction publique, peuvent accéder à l'habilitation à exercer la maîtrise d'œuvre en leur nom propre et effectuer leur mise en situation professionnelle – s'ils n'en sont pas dispensés – au sein de leur structure publique dans le respect des dispositions réglementaires et, d'autre part, si les architectes diplômés d'État issus de la formation initiale peuvent effectuer leur mise en situation professionnelle dans un milieu public.

L'enjeu de ma question porte sur la qualification des agents du secteur public et la possibilité qui leur est offerte, ou non, de se former en école nationale d'architecture et d'obtenir l'habilitation à exercer la maîtrise d'œuvre en leur nom propre.

Je vous demande de m'indiquer si vous êtes en mesure de m'apporter une réponse à ces questions précises et techniques.

M. Bernard Laporte,
secrétaire d'État chargé des sports.

Monsieur le sénateur Bernard Piras, l'arrêté du 10 avril 2007, remplaçant l'arrêté du 20 juillet 2005 relatif à l'habilitation de l'architecte diplômé d'État à l'exercice de la maîtrise d'œuvre en son nom propre dispose, en son article 10, que « la formation conduisant à l'habilitation de l'architecte diplômé d'État à exercer la maîtrise d'œuvre en son nom propre comprend et associe des enseignements théoriques, des enseignements pratiques et techniques, délivrés au sein de l'école nationale supérieure d'architecture ; une mise en situation professionnelle encadrée qui s'effectue dans les secteurs de la maîtrise d'œuvre architecturale et urbaine. »

L'arrêté susvisé précise, en son article 13, que cette mise en situation professionnelle encadrée doit s'effectuer dans « les milieux de la maîtrise d'œuvre », plaçant ainsi l'architecte diplômé d'État en situation de maître d'œuvre. Il ne précise pas, en revanche, la nature de l'organisme, privé ou public, chargé d'accueillir l'architecte dans ce cadre. En l'absence de cette précision, l'exercice de la mise en situation professionnelle est préconisé dans le cadre d'une agence d'architecture privée, les différents services publics n'étant généralement pas maîtres d'œuvre, mais étant plutôt maîtres d'ouvrage.

Cependant, il appartient, en tout état de cause, aux écoles nationales supérieures d'architecture d'apprécier, par l'intermédiaire de leur commission ad hoc, la conformité des fonctions exercées dans le cadre de la mise en situation professionnelle par l'architecte avant la signature du contrat tripartite.

M. Bernard Piras.

Monsieur le secrétaire d'État, vous êtes bien connu dans la Drôme, mais j'ignorais que vos talents étaient aussi diversifiés !

Plus sérieusement, votre réponse est très satisfaisante, mais il serait souhaitable qu'un courrier précis soit adressé aux directeurs des écoles d'architecture afin que la situation soit claire dès l'admission de l'agent de la fonction publique à l'école d'architecture et non pas lors de sa dernière année de formation ou juste à sa sortie.

Tel était bien l'objet de ma question. Vous avez dit vous-même qu'il était recommandé aux commissions ad hoc d'apprécier la conformité des fonctions exercées. Autant qu'elles le fassent au moment opportun et non à la fin des études !


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