Elle privait les médecins du travail de leurs prérogatives et menaçait leur indépendance : l’organisation de la médecine du travail et les missions de prévention n’étaient plus confiées directement aux médecins du travail mais aux directeurs des organismes de santé au travail désignés par les employeurs et investis d’importantes prérogatives (notamment pour ce qui concernait l’élaboration du projet de service et la définition des priorités d’action).
Elle organisait la gestion de la pénurie (près de 500 médecins du travail vont partir en retraite en 2010 et seulement 100 postes sont ouverts à l’internat) alors qu’il aurait fallu une réforme qui s’attaque aux vrais empêchements à la prévention et qui permette de renforcer les effectifs et les moyens de la médecine du travail.