Il est d'abord irrecevable puisque les engagements qui ont été pris devant les parlementaires ne sont pas respectés. Il en est ainsi des engagements du Président Chirac à Barcelone ou de ceux de M. Sarkozy sur le capital de Gaz de France.
Ce texte est ensuite inacceptable pour nos concitoyens, au regard des conséquences directs de l'ouverture du marché sur leur facture d’énergie.
Enfin, il est irresponsable, dans le contexte géopolitique que nous connaissons de faire voter un texte qui fragilise nos deux fleurons énergétiques, et cela sans apporter de garanties suffisantes quant à l'indépendance.
Malheureusement, alors que nous n’étions qu’au début de nos travaux, un certain nombre d’articles de presse faisait état d’éléments nouveaux donnant un éclairage différent sur ce dossier. Le groupe de François PINAULT s’annonçant prêt à acquérir le pôle environnement de SUEZ en s’alliant à l’italien ENEL en est un des exemples et ceci ne permet pas un débat serein sur une question pourtant cruciale.
Pour toutes ces raisons, je combats ce texte en séance depuis deux semaines en n'ayant qu'un seul objectif : sauvegarder l'intérêt de la France et celui des consommateurs dans le domaine énergétique.