1) LE DIAGNOSTIC, qui devrait être amélioré grâce aux biopuces (puces à ADN à haute densité, puces à protéines, laboratoires-sur-puces et puces à cellules) et à l’extrême miniaturisation des instruments d’imagerie médicale (caméra intégrée dans une gélule ingérée par le patient pour les endoscopies, par exemple),
2) LES SOINS ET LA RÉPARATION DU CORPS HUMAIN.
En matière de soins, les nanotechnologies devraient faciliter la découverte de médicaments en accroissant la capacité des plaques de criblage des molécules contenues dans les chimiothèques et destinées à être testées sur des protéines, mais aussi en permettant, grâce à l’impression moléculaire sur des polymères d’images complémentaires des cibles, d’améliorer le criblage lorsque ces cibles biologiques sont difficiles à isoler.
Par ailleurs, les nanobiotechnologies pourraient offrir la possibilité de mieux administrer les médicaments grâce aux puces distributrices que les patients ingèrent et qui, par un système d’activation électrique de membranes obturatrices, permettent une distribution modulable, au plus près de l’organe à soigner, des médicaments qu’elles contiennent.
Dans le domaine de la réparation du corps humain, plusieurs nanotechnologies semblent prometteuses :
Les nano-implants (destinés à remplacer les implants métalliques que l’on installe notamment pour réduire les fractures), conçus avec des nanoparticules biologiques afin de se fondre progressivement dans l’organisme.
La réparation d’organes sensoriels, par exemple pour les traumatismes du système optique, par l’insertion d’un écran vidéo dans l’œil ou par l’excitation directe du système nerveux.
Les neuroprothèses, c’est-à-dire la combinaison de réseaux de microélectrodes implantées dans diverses zones du cortex moteur reliés à une neuropuce située dans le crâne et à une puce implantée dans le bras d’une personne paralysée.
Mais en ce qui concerne l’application des nanosciences au progrès médical, il est indispensable d’être prudent et de bien distinguer les nanobiotechnologies réalisables des « machines à rêver ou à générer des financements ».
Par ailleurs, cette étude sera sous-tendue par une constante réflexion éthique.