Vous êtes dans Dans la presse Communiqués de presse du groupe
23.10.2008

Discours de Sarkozy : des déclarations à l’incantation

Jean-Pierre Bel constate qu’en s’érigeant en porte voix de l’interventionnisme de l’Etat sur les marchés financiers, Nicolas Sarkozy fait preuve de contradiction entre ses belles déclarations et ses actes.


Ses déclarations d’intention entrent en conflit avec les mesures présentées. Ces annonces désordonnées n’ont pas rassuré, elle donne un sentiment d’agitation convulsive. La nouvelle posture politique de Nicolas Sarkozy manque de crédibilité.

Pourquoi l’Etat donne-t-il 10 milliards d’euros aux banques sans exiger contrepartie de ce placement financier en terme de gouvernance, de gestion et de garanties ? En quoi le nouveau fonds public d’intervention est il en mesure de réaliser un contrôle exigent sur l’utilisation des fonds publics ?

Jean-Pierre Bel pense qu’il faut effectivement « redéfinir le rôle de l’Etat dans l’économie » mais certainement pas en supprimant aveuglément des emplois publics sans égard pour les missions essentielles de l’Etat en matière de santé, d’éducation et de services sociaux.

Sarkozy va affaiblir les revenus des collectivités locales en exonérant à 100% de taxe professionnelle les investissements des entreprises. Cette mesure n’aidera pas les territoires à faire face à la demande protection sociale qui, dans un contexte de crise économique, est en augmentation constante.

Le Président n’est pas le mieux placé pour nous sortir de la crise car c’est lui qui a toujours protégé et d’encourager ce capitalisme débridé qu’il fustige aujourd’hui. Jean-Pierre Bel rappelle d’ailleurs que le candidat à l’élection présidentielle promettait d’inciter les Français à s’endetter… Ces retournements idéologiques, ses déclarations contraires aux actes du gouvernement n’aideront certainement pas à rassurer les acteurs économiques.

{type_name}

{attribute_name}:

{attribute_value}

{alt}