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En effet il considère que le projet de loi présenté par Mme la ministre n'offre pas toutes les garanties nécessaires quant à la pérennité de la présence territoriale de la Gendarmerie, quant au maintien des brigades et pourrait aboutir à une moindre sécurité pour nos populations, en particulier sur les territoires ruraux. Le gouvernement de droite après avoir négligée la « sécurité de proximité » risque de mettre en place l’insécurité due à l’éloignement, les zones rurales en seront les premières victimes.
Elle contribue à l'exécution de la politique générale de la défense, sur le territoire national comme sur les théâtres d'opérations extérieures. La Gendarmerie est, dans l'exécution de ses missions de police, une force publique, investie d'un pouvoir de contrainte, mais aussi un service de proximité attentif aux sollicitations de nos concitoyens.
Le Groupe socialiste pense qu’il est souhaitable de conserver le caractère militaire de la Gendarmerie et de moderniser son fonctionnement sans porter atteinte aux capacités opérationnelles de cette force destinée à intervenir dans une palette de situations fort diverses.
Par ailleurs ‑ l'existence de deux forces de police, l'une à statut civil, l'autre à statut militaire, n'est pas seulement un héritage historique mais une garantie pour l'Etat républicain et les citoyens. Or, le rattachement proposé, aboutissant à une éventuelle fusion, risque d'aboutir à moyen terme à la disparition de l'une de ces deux forces et donc d’affaiblir cette garantie. |