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De plus, les dernières déclarations de Nicolas Sarkozy ne vont certainement pas dans le sens de l’apaisement mais plutôt dans celui du conflit frontal avec les syndicats… Avec toujours les mêmes techniques de communication, le chef de l’Etat affirme qu’il s’agirait de « mettre 600 millions d’euros de plus pour rénover 700 bureaux de poste de plus », alors qu’en réalité l’Etat n’accomplit que très partiellement son obligation de compensation du surcoût du transport de la presse et pas du tout celle relative à la présence postale.
Michel Teston qui a animé, pendant plusieurs semaines, un groupe de travail sur la Poste dénonce ce qui ressemble à une véritable mise en scène. Le groupe socialiste ne peut donc que dénoncer une situation où manifestement les dés étaient jetés à l’avance. L’histoire récente avec les cas de Gaz de France et d’EDF est suffisamment éloquente…
Enfin, comment ne pas souligner les risques que ferait peser sur l’emploi, un changement de statut de la Poste en SA. Déjà, depuis 2003, La Poste a supprimé 25 000 emplois. Pour les sénateurs socialistes, l’emploi stable, qualifié doit être pérennisé et ce d’autant plus dans la conjoncture actuelle ?
Michel Teston tient donc à réaffirmer que les sénateurs socialistes s’opposeront au changement de statut de La Poste ainsi qu’à toute forme de privatisation même partielle de ce service public essentiel. |